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 PKK ( Parti des travailleurs du Kurdistan )

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YELIZ
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Date d'inscription : 07/03/2007

MessageSujet: Re: PKK ( Parti des travailleurs du Kurdistan )   Sam 23 Juin - 0:31

Le PKK ’’Parti des travailleurs du Kurdistan’’

Formé en 1978 par Abdullah Öcalan, est l’organisation la plus notoire du monde. Il a mené une violente campagne de terrorisme contre Ia Turquie depuis 1984 avec l’appui extérieur de certains Etats et milieux dont le but est de déstabiliser la Turquie.

Le PKK a été reconnu comme l’une des 30 principales organisations terroristes du monde en octobre 1997 par le Département d’Etat américain, et a également été décrit dans les rapports ’’Patterns of Global Terrorism’’ dudit Département.

Naissance du PKK La création du PKK est un effet pervers de la vague de maoïsme qui a balayé la jeunesse estudiantine de Turquie, au même titre que ses homologues du reste de l’Europe, dans la seconde moitié des années 60. Les jeunes révolutionnaires qui souhaitent combattre sur une "base de classe" se partagent dès les années 70 entre des organisations communistes combattantes comme la "Gauche révolutionnaire" (Dev- Sol, dont l’héritier aujourd’hui et le Front-Parti Révolutionnaire de Libération Populaire, ou DHKP-C, qui figure sur la liste européenne des organisation terroristes) et ceux qui, même s’ils sont marxistes-léninistes, mettent en avant la revendication nationale kurde et vont fonder le PKK ("Partiye Karkaran i Kurdistan", pour "Parti des Travailleurs du Kurdistan"). Méthodes sanglantes, mélange explosif de léninisme grossier et de nationalisme exalté, culte du leader : il y a plus qu’une ressemblance superficielle entre le Sentier Lumineux du Camarade Gonzalo Abimaël Guzman et le PKK.

A sa tête, Abdullah Öcalan (dit "Apo"), ancien de Dev-Genc (organisation de jeunesse de Dev-Sol). Son objectif ? Créer un équivalent kurde de ces mouvements, d’un marxisme-léninisme tout aussi rigide et stalinien, puis fonder un Etat Kurde, marxiste-léniniste, indépendant, en Turquie mais aussi en Irak, en Iran, en Syrie. L’URSS existant, la partie du "Kurdistan" sous contrôle soviétique a toujours été passée par perte et profit par le PKK...

Les militants du PKK (hors émigration) sont le plus souvent jeunes (15/25 ans) peu ou pas éduqués : bergers, ouvriers, travailleurs agricoles, chômeurs. "Recrutés" souvent de gré, parfois de force, ces jeunes étaient emmenés au Liban, via la Syrie, et formés à la guérilla et à la doctrine du PKK dans les camps du Parti, notamment la célèbre "Académie militaire Mahsum Korkmaz" sise à Helwé, dans la vallée de la Bekaa (aujourd’hui fermée). La plupart des camps de formation militaire du Parti se trouve actuellement dans le nord de l’Irak, en Iran, et en Arménie. Des "centres" d’endoctrinement idéologico-politique se trouvent également en Europe, notamment au Bénélux.

En amont, le PKK s’est doté en 1985 d’un Front de Libération Nationale en bonne et due forme ("Eniya Ruzgariya Netwa Kurdistan", ou ERNK, actif aujourd’hui sous le nom de "Yekîtiya Demokratîk a Gelê Kurd", ou YDK, pour "Union Démocratique du Peuple Kurde") ; également présidé par A. Öcalan, il regroupe, au-delà du PKK, des associations affiliées, en Europe, en Iran et en Syrie. Sa base principale a longtemps été à Athènes, où résidait son porte-parole Mehmet Silopi. Les dirigeants de la structure se trouvent désormais en Europe Occidentale. La YDK a notamment été présidée jusqu’en 2004 par Riza Altun depuis la France. L’ex-ERNK n’a pas vraiment mordu sur la clientèle des autres mouvements kurdes. En aval du Parti, pour la conduite de la lutte armée, se trouve l’"Armée Populaire de Libération -On ressent l’influence maoïste- du Kurdistan", ou ARGK, appelée depuis le 8ème congrès [avril 2002] "Hêzen Parastina Gel" ou HPG, pour "Forces de Défense Populaires".

Ces deux structures annexes ont été restructurées à la suite de la capture d’Abdullah Öcalan, qui a été exfiltré depuis le Kenya par un commando turc en février 1999. Toute mention au "Kurdistan" a disparu de leur nouvelle appellation.

En avril 2002, à l’occasion de son 8ème congrès, le PKK change de nom pour devenir le KADEK ou "Congrès pour la Liberté et la Démocratie au Kurdistan". Mais en novembre 2003, sous la pression conjuguée des Etats-Unis et de la Turquie, retranchée dans ses bases arrières du nord de l’Irak, désormais sous contrôle américain depuis la chute de Saddam Hussein, l’organisation tente une nouvelle diversion et change encore de nom pour s’appeller "Congrès du peuple du Kurdistan" ou KONGRA-GEL.

Ces changements à répétition ne parviendront pas cependant à enrayer la spirale du déclin, les troubles internes conduisant finalement au départ, en août 2004, d’une partie des militants qui, sous la direction d’Osman Öcalan, le propre frère d’Abdullah Öcalan, vont fonder une nouvelle organisation, le Parti Patriotique et Démocrate ("Partiya Welatpareze Demokratik" ou PWD). PKK/KONGRA-GEL et PWD se livrent désormais une lutte d’influence dans le nord de l’Irak et en Europe, sur fond de reprise de la lutte armée annoncée par le KONGRA-GEL qui multiplie de nouveaux les meurtres et les attentats sanglants depuis le début 2004. Le fuite en avant d’une organisation terroriste aux abois...
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YELIZ
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MessageSujet: Re: PKK ( Parti des travailleurs du Kurdistan )   Sam 23 Juin - 0:34

Actions terroristes du PKK

Les activités terroristes du PKK ont entrainé, à ce jour, la mort de milliers de personnes, parmi lesquelles des femmes, des personnes âgées, des enfants, et dans bien des cas, des nourrissons. Le PKK a également assassiné plus d’une centaine d’enseignants, qui sont devenus les inévitables cibles des terroristes depuis qu’il a été reconnu que les idées subversives du PKK pourraient être le plus facilement imposées aux personnes sans instruction.

Le PKK a usé de meurtre, d’intimidation, de kidnapping et de destruction pour parvenir à ses infâmes objectifs. Sa cible favorite a été de simples citoyens, dans le but d’assujettir la population locale du sud-est de la Turquie pour qu’elle soutienne ses actes funestes. Le PKK s’est attaqué à des populations entières de villages dans le sud-est de l’Anatolie. Ces agressions sont aussi destinées à rendre la région inhabitable. Le PKK détruit des écoles, incendie les forêts, fait sauter les lignes de chemins de fer et les ponts, pose des mines sur les routes, brûle les machines de construction et détruit les dispensaires.

En réponse, les autorités ont entraîné des villageois à se défendre eux-mêmes, et ont déplacé certaines populations vers des lieux où elles seront davantage en sécurité. Ces deux mesures, qui entendaient protéger la population locale contre le terrorisme, ont été au centre d’une campagne de fausse information menée par le PKK et ses sympathisants.

Le PKK assassine, sans distinction, les personnes au nom desquelles il prétend agir : - des citoyens turcs d’origine kurde. Curieusement, le PKK considère le Parti démocratique du Kurdistan de Masoud Barzani ainsi que l’Union patriotique du Kurdistan de Jalal Talabani, les deux principaux groupes kurdes du Nord de l’Irak, comme ses adversaires.

Grâce à son aptitude à frapper la Turquie depuis la Syrie (après la Guerre du Golfe de 1991), et le Nord de l’Irak, le PKK s’est révélé pendant quelques temps une menace sérieuse pour la justice et pour l’ordre, et a revendiqué de nombreuses victimes. A la suite de ses opérations contre les installations du PKK dans le Nord de l’Irak, la Turquie a rétabli la loi et l’ordre à travers les provinces du sud-est.

Le PKK a été soutenu et abrité par certains voisins de la Turquie, ainsi que par quelques pays hors de la région. La Syrie et la Grèce sont les principaux pays à avoir soutenu le PKK pendant des années. Cependant, avec la signature des accords du 20 octobre 1998 à Adana, les autorités syriennes ont fait la promesse de ne pas encourager les activités terroristes menées contre la Turquie, et ont pris des mesures dans cette direction. La Turquie surveille étroitement la fidélité de la Syrie aux accords d’Adana. En revanche, la Grèce, membre de l’OTAN, a continué de soutenir le PKK et ses filières par tous les moyens à sa disposition. Des aveux et des témoignages de douzaines de militants du PKK arrêtés en Turquie, révèlent que l’appui grec au terrorisme du PKK va bien plus loin que ce qui était estimé. Plus récemment, des révélations faites par un membre du PKK, Fethi Demir, et par Semdin Sakik, "numéro deux" du PKK, capturé dans le Nord de l’Irak, ont aidé à confirmer concrètement que la Grèce continue d’encourager le PKK. La déclaration faite par le Premier ministre grec, Simitis, le 26 novembre 1998, ne laisse pas l’ombre d’un doute sur la position de la Grèce vis-à-vis du PKK : "Le PKK est une organisation qui se bat pour les droits des minorités kurdes et utilise divers moyens pour parvenir à ses fins." Peut-il y avoir d’approbation plus explicite du terrorisme du PKK ? Il existe, bien entendu, d’autres preuves et documents concernant l’appui grec au terrorisme du PKK.

De toute évidence, une entreprise criminelle et violente, comme celle menée par le PKK, requiert de colossales ressources humaines et financières. Comme il n’existe pas de voie légale ni de moyens pour obtenir ces ressources, leur seule solution est de recourir à des méthodes illégales et illégitimes. D’où, I’implication importante du PKK dans la pratique de crimes organisés, dont l’extorsion, le trafic de drogue, la contrebande d’armes, le passage en fraude de personnes (immigration illégale) et les enlèvements d’enfants. De tels rackets se déroulent plus particulièrement en Europe de l’Ouest.

Le PKK a étendu ses activités à l’étranger par le biais de ses organisations écran : l’ERNK (sigle pour ’’Front national pour la libération du Kurdistan’’), le soi-disant ’’Parlement kurde-en-exil’’, son porte-parole MEDYA TV (chaîne de télévision par satellite), et par le biais d’autres bureaux, centres et associations affiliés.

A travers ces institutions écran, le PKK organise et exporte ses activités illégales. Il les utiIise également pour faire sa propagande de façon à influencer et à tromper l’opinion publique dans les pays de l’Europe de l’Ouest afin d’obtenir un soutien populaire à des fins subversives.

Les enlèvements d’enfants et de jeunes gens par ces organisations écran, dans certains pays européens méritent une attention particulière. D’après les rapports de police et les articles de presse, dans plusieurs pays de l’Europe de l’Ouest le PKK a organisé récemment des kidnappings d’enfants âgés de 14 a 17 ans, à Varmland (Suède) par l’intermédiaire de l’ERNK, et à Celle (Allemagne) par l’intermédiaire du ’’Bureau d’Information kurde’’, ou des ’’Centres culturels kurdes’’. Les déclarations de certains enfants enlevés, ainsi que les rapports de police et les communiqués de presse, révèlent que le PKK a kidnappé ces jeunes gens, les a emmenés dans ses camps, situes dans d’autres pays de l’Europe de l’Ouest, et les a forcés à pratiquer un entraînement afin d’en faire des militants terroristes.

Les autorités turques n’ont pas ménagé leurs efforts pour attirer l’attention des pays de l’Europe de l’Ouest sur les activités criminelles et illégales menées par le PKK, mais malheureusement, leurs appels à la prévention sont généralement tombés dans des oreilles de sourds. Les plaintes des familles des enfants, cependant, attira l’attention du public et créa donc une forte réaction à l’égard de ce que le PKK et ses filières pratiquaient en fait depuis des années. Les polices allemandes et suédoises enquêtent désormais sur le sujet.
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